29.05.2005
Analyse du Non français
Le comité du Non Français
Pourquoi créer une association qui a pour vocation apparente de s'intéresser au vote des Français ayant rejeté le projet de constitution européenne il y a plus de 6 mois ?
Parce que, malgré ce vote, cette volonté souveraine est menacée.
Certes il y a eu un bref instant quelques concessions du bout de lèvres, non pour tirer les conséquences évidentes de ce vote, seulement pour s’interroger sur le quotient intellectuel de ces électeurs qui refusent tout à la fois le politiquement correct et l’économiquement nécessaire, sans préciser bien sûr de quelle(s) nécessité(s) s’agit-il ?
En France, à Bruxelles comme à New York ou ailleurs le système prépare le 2ème vote. La volonté des électeurs est sacrée… quand ils votent comme l’exige le sens de l’histoire, hier avec le marxisme-léninisme, aujourd’hui avec le mondialisme qu’il soit libéral ou " alter ", ce dernier servant de ravalement à l’utopie socialiste.
Il n’est pas une semaine où l’actualité nous apporte une déclaration des responsables politiques : Manuel Barroso, Président de la Commission, Angela Merkel, Jacques Chirac, Dominique Strauss-Kahn, etc… Ils préparent le terrain pour organiser en 2006 une réflexion permettant de relancer l’euro-mondialisme… et nous préparer une ratification parlementaire à la sauvette qui interviendrait après les élections.
De même les responsables socio-économiques, de Mr Cherèque (CFDT) à la Présidente du MEDEF, les grands éditorialistes, nous expliquent chaque jour que le NON est responsable des difficultés actuelles. Il faut donc rappeler aux Français que l’environnement économique, les difficultés rencontrées par nos entreprises, le chômage, les délocalisations sont dus aux traités acceptés par le " MACHIN " de Bruxelles.
Les résultats catastrophiques du commerce français en 2005 sont là pour prouver la destruction de notre potentiel économique : sur 11 mois notre balance commerciale s’est dégradée de 17 Milliards d’euros par rapport à 2004 (déficit au 30/11/2005 de 23 Milliards d’euros contre 6 au 30/11/2004), dont 9 Milliards d’euros, soit 59 Milliards de Francs, qui ne sont pas dus à l’augmentation de la facture énergétique.
C’est pourquoi il est nécessaire de sensibiliser les Français aux manœuvres en cours, de dénoncer les faussaires et de faire connaître les motivations justes et solides du vote NON.
Dans cette première note nous aborderons successivement :
- 1972, 1992, 2005 : une montée continue et puissante du vote NON (ici )
- Le vote NON échappe aux partis politiques, (ici)
- Les motivations fondamentales qui expliquent la nouvelle progression du NON désormais majoritaire. (ici)
Conclusion : une idée "neuve" : une France souveraine au sein de l'Europe des Nations. (ici)
L'ensemble à télécharger : CNF note développée.pdf
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Analyse du Non français
Le Comité du Non Français
Le comité du Non Français (CNF) a pour sous-titre : Rassemblement pour faire respecter le vote populaire du 29 mai 2005, ce qui en définit clairement l'objet. Précisons de suite que ce n'est pas un parti politique mais un carrefour, un centre d'accueil et de réflexion ouvert à tous ceux qui pensent que le mondialisme, l'alter mondialisme, qu'il sout moustachu ou farfelu, la bureaucratie de l'"Europe" de Bruxelles (le MACHIN) sont les ennemis mortels de la cellule familiale, de la France et de l'Europe des Nations fondées sur nos valeurs occidentales et chrétiennes.
Le NON français du 29 mai est menacé
Il n'est pas 1 semaine où responsables politiques comme responsables socio-économiques n'affirment contre toute vérité que nos difficultés actuelles sont dues au NON du 29 mai. A coup de manipulations et de contrevérités, ils s'efforcent d'étouffer la volonté de résistance des Français… et nous préparer une ratification parlementaire à la sauvette… qui interviendrait après les élections !
Les trois bases de l'action du CNF
L'action du Comité du Non Français repose sur trois constatations :
1°) De 1972 à 2005 la montée continue et puissante du vote NON ;
2°) Le vote NON échappe aux partis politiques ;
3°) Le vote NON est d'abord une réaction nationale, une affirmation de notre identité.
1972 – 1992 – 2005 : la montée continue et puissante du vote NON
En 1972 le refus de l'élargissement de l'"Europe des Six" ne rassemble que 5 millions d'électeurs, car des millions de Français se sont abstenus ou ont voté blanc.
En 1992 les NON sont 12,6 millions et, à une prostate près, auraient pu l'emporter.
En 2005 le NON gagne avec 15,5 millions de voix distançant de près de 3 millions les partisans du oui.
Il s'agit bien d'une progression constante, qui ne doit rien au hasard d'une élection mais qui s'appuie au contraire sur les réactions, diverses certes mais profondes d'un peuple qui refuse de disparaître.
Un vote NON qui échappe aux partis politiques
Le vote NON, désormais majoritaire, est un désaveu des partis de "gouvernement"
( UMP, PS, UDF ). Près de la moitié des électeurs de ces partis ont voté NON. Mais de même et en sens inverse les formations, qui ont fait campagne pour le NON, rassemblent dans les autres élections moins de la moitié des électeurs du NON.
Il s'agit d'une donnée essentielle : des millions de Français refusent l'euro mondialisme mais votent aux élections habituelles pour des partis qui acceptent l'euro mondialisme.
Cette situation justifie les actions, même les plus modestes, qui ont pour but de concourir au nécessaire sursaut de l'Europe et de ses nations. Le Comité du Non Français (CNF) a pour objet, seul ou en concertation, d'intervenir dans ce cadre.
Un NON enraciné dans l'identité française
Lors du référendum de Maastricht en 1992, le NON était un Non national, un Non souverainiste. Il en
est de même globalement en 2005 : on ne voit pas quelle alchimie aurait pu transformer le Non de 1992 en un Non de "Gauche". Mais pour procéder à l'analyse du vote du 29 mai 2005, il faut s'affranchir des classifications des politologues. Ces classifications sont totalement inadaptées pour étudier le refus des Français, refus qui échappent aux structures politiciennes. Prenons par exemple un agent des services publics qui vote "à gauche" aux élections "locales". Quand ce même agent refuse la Constitution du "MACHIN" de Bruxelles, s'agit-il d'une motivation de "gauche" – la défense du service public – ou d'une réaction "nationale" d'agents protégés jusqu'alors par la préférence nationale ( qui réserve la fonction publique aux citoyens français ).
De même les problèmes sociaux n'expliquent pas la victoire du NON. Il y avait en 1992 plus de chômeurs (11,1 %) qu'en 2005 (10 %). L'immigration, en général, et l'entrée de la Turquie, en particulier, constituent le premier motif du NON pour 31 % des personnes interrogées et cette proportion atteint un niveau record de 55 % chez les électeurs et les électrices proches de la Droite.
Pour conclure nous laisserons la parole à Pierre NORA :
" il y a une dimension identitaire, un non dit national qui constitue un élément sans doute très important d'explication du vote du 29 mai… parmi les partisans du NON, les motivations nationales arrivent en tête"
2007 est une année électorale où chacun se déterminera en fonction de ses préférences personnelles. Le Comité du Non Français (CNF) situe son action avant ces campagnes et après car il faudra faire respecter la volonté populaire exprimée le 29 mai.
Note à télécharger : CNF note courte.pdf
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