13.06.2008

Le CIREN prend la suite...

Le Centre d'Initiatives pour le Rassemblement de l'Europe des Nations (CIREN) s'est créé au lendemain de la ratification-trahison du traité de Lisbonne par Nicolas Sarkozy.

Il se substitue au Comité du NON Français (CNF), qui s'était fait connaître en organisant, notamment, l'opération des gerbes du NON.

Le Centre d'Initiatives pour le Rassemblement de l'Europe des Nations entend poursuivre l'action du Comité du NON Français en luttant contre l'euro-mondialisme.

Depuis la création du Comité du NON Français, les méfaits du mondialisme n'ont cessé d'augmenter : déreglement financier, agriculture mondialisée n'empêchant pas la famine de gagner du terrain, disparition des paysans etc.

Le Centre d'Initiatives pour le Rassemblement de l'Europe des Nations se propose donc d'approfondir les échecs et les dangers de la mondialisation. Il souhaite également apporter sa pierre à la restauration de l'Europe des Nations.

Pour rejoindre le CIREN : rendez-vous sur : www.europedesnations.fr

29.05.2005

Une idée « neuve » : une France souveraine au sein de l’Europe des Nations

Le rejet des politiciens qui gouvernent

La claque du 29 Mai ne s’est pas abattue sur le seul Jacques Chirac. Même s’il en est le principal destinataire, l’ensemble de la classe politique, les deux principaux partis UMP et PS, les " grands anciens " défenseurs de l’Europe de Bruxelles, tels le " père " du traité constitutionnel Giscard d’Estaing, Simone Veil, Jacques Delors, Raymond Barre, se sont engagés pour le Oui : 15,4 millions d’électeurs français leur ont répondu " Non ".

 

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Il ne fait aucun doute que sans cette consultation populaire, qui a permis un débat sans précédent, les députés et les sénateurs auraient ratifié sans tambour ni trompette le traité. Quel décalage avec le pays réel, mais on le savait déjà depuis Maastricht !

Les politiques le représentent-ils de façon juste dès lors qu’un tel désaveu leur est infligé ? Que dire du fait que 94% des électeurs d’extrême-gauche et 93% de ceux du Front National ont voté Non, alors qu’aucun de ces partis n’est représenté au parlement ? Il n’y a plus de prescription ni d’ordre qui tienne. Les électeurs se détournent des partis dits (par eux-mêmes) " de gouvernement ", de leurs représentants, de leurs gouvernants.

L’ensemble du système politique français repose sur un bunker de mensonges et les Français le ressentent confusément : on sait que le député et le ministre parlent pour gagner du temps, écarter les difficultés, tenir à leurs postes jusqu’à la prochaine élection. Les changements que les Français opèrent à chaque renouvellement législatif depuis 1981, avec la " cohabitation " qu’ils entraînent, prouvent qu’ils ne sont pas satisfaits des choix du Système. Mais ils ne sortent pas du Système parce qu’on a diabolisé toute alternative au Système…

De ce point de vue, si le Non du 29 mai a un peu plus décrédibilisé le Système, il aura fait œuvre utile.

 

La persistance de l’attachement à la patrie

Pierre NORA analyse ainsi le vote du 29 mai 2005 :

Un non-dit national explique le vote du 29 mai. Il y a une dimension identitaire, un non-dit national qui constitue un élément sans doute très important d’explication du vote du 29 mai, très au-delà des nationalistes patentés. Par cette sorte de lettre anonyme que représente le scrutin, nous payons la ringardisation systématique de la moindre manifestation d’attachement à la nation. Consciemment ou non, on n’a pas cessé pendant des années de ridiculiser, de négliger un inconscient collectif très puissant en le sacrifiant aux mirages de la construction européenne. Une Europe qui manquait de définition et de limite mais qui n’en était eb7f5522f7e85e457cb0342d20b84b58.jpgpas moins érigée en " horizon indépassable " et même en " rêve ". De ce point de vue, les Non, si différents, ne sont pas totalement incompatibles : beaucoup de gens, peut-être à leur grand étonnement, se sont sentis atteints dans leur " francité "…

En quelques décennies la totalité des éléments de son identité historique traditionnelle ont été violemment ébranlés. De 1945 à 1975, l’assiette paysanne d’un pays autrefois majoritairement rural s’est réduite à 10% . Quant aux paysans qui restaient, ils sont devenus des " agriculteurs ". La déchristianisation a atteint une marque d’identité quasi-millénaire… Les enquêtes d’opinion le montrent : parmi les partisans du Non, les motivations nationales arrivent en tête et une majorité d’électeurs avaient formé leur opinion bien avant la campagne. Comme si le texte du traité heurtait des structures mentales et sociales sédimentées depuis longtemps… On a heurté un attachement inquiet à la nation française… Cet attachement s’est métamorphosé. Les Français ne veulent plus mourir pour la patrie, mais la France est devenue une notion patrimoniale… Mais dans patrimoine, il y a patrie et c’est l’épaisseur de cette nouvelle relation à l’identité nationale qui n’a été ni enregistrée ni prise en compte par les gouvernants " .

Le texte de Pierre Nora pointe des symptômes mais ne va évidemment pas au bout du diagnostic :

  • la volonté des élites mondialisées de faire " sauter le verrou " qu’est la nation, est très clair, on l’a vu, mais il faut aller au bout de l’analyse. C’est pour mettre en place le Gouvernement mondial, projet que poursuivent depuis des siècles les sectes d’initiés, désormais réunies dans le Mondialisme économico-financier, de l’Est à l’Ouest.
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  • la destruction du modèle traditionnel de l’autorité, dont la fonction première est d’assurer la justice – pas l’égalité ! – et la protection des plus faibles, le modèle archétypal de l’autorité étant le père de famille, selon Aristote lui-même. Ce n’est pas sans raison que le Roi de France était appelé le " Père de ses sujets, le Père du peuple ".
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Les pouvoirs politiques modernes sont " des monstres froids ", éloignés des " sujets ", ayant substitué comme l’a dit Saint-Simon , le socialiste utopiste du 19ème siècle, " l’administration des choses au gouvernement des hommes ", dirigés par des techniciens du droit et de la gestion (ou technocrates) au service du gouvernement mondial : "  Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question est de savoir s’il sera créé par conquête ou par consensus " .

  • les décennies soixante/soixante-dix furent des décennies de destruction, pendant lesquelles " l’identité historique traditionnelle (de la France) fut violemment ébranlée ". Que se passe-t-il dans ces années-là ? C’est la liquidation du patriotisme, avec la crise algérienne, l’acte de décès de la France chrétienne et la fin du Magistère de l’Eglise catholique avec le Concile Vatican II, l’abandon de la culture classique gréco-latine avec Mai 1968, la montée en puissance de l’euro mondialisme avec l’exode rural et l’ouverture des frontières (levée des barrières douanières intracommunautaires en… mars 1968).
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Cette destruction a été voulue dans un plan mûri de longue date : il s’agit de liquider " la France des terroirs et des clochers ".

Face à ces manœuvres destructrices le vote de la France le 29 mai, renforcé par le vote néerlandais, doit marquer au contraire :

  • un coup d’arrêt décisif à l’utopie mondialiste du " Tout Economie " ;7c1169d384b32843385836a04d637fe6.jpg
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  • un nouveau départ pour une politique
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• respectant les droits des Nations, leurs identités, leurs valeurs,

• s’inspirant de la recherche du Bien Commun,

• recherchant plus de justice dans les relations entre les pays,

• s’efforçant de maîtriser le progrès technique pour préserver l’environnement de la planète tout entière.

 

Pour sa part, Le Comité du Non Français (CNF) a pour objet de faire respecter, seul ou en concertation, le vote populaire du 29 mai 2005 et de participer à toute action susceptible de concourir au nécessaire sursaut de l’Europe et de ses nations.

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Analyse du Non français

Le Comité du Non Français 

Le comité du Non Français (CNF) a pour sous-titre : Rassemblement pour faire respecter le vote populaire du 29 mai 2005, ce qui en définit clairement l'objet. Précisons de suite que ce n'est pas un parti politique mais un carrefour, un centre d'accueil et de réflexion ouvert à tous ceux qui pensent que le mondialisme, l'alter mondialisme, qu'il sout moustachu ou farfelu, la bureaucratie de l'"Europe" de Bruxelles (le MACHIN) sont les ennemis mortels de la cellule familiale, de la France et de l'Europe des Nations fondées sur nos valeurs occidentales et chrétiennes. 

Le NON français du 29 mai est menacé

Il n'est pas 1 semaine où responsables politiques comme responsables socio-économiques n'affirment contre toute vérité que nos difficultés actuelles sont dues au NON du 29 mai. A coup de manipulations et de contrevérités, ils s'efforcent d'étouffer la volonté de résistance des Français… et nous préparer une ratification parlementaire à la sauvette… qui interviendrait après les élections !

Les trois bases de l'action du CNFedf240bdb788eaece77ef1fc2b311bd5.jpg

L'action du Comité du Non Français repose sur trois constatations :

1°) De 1972 à 2005 la montée continue et puissante du vote NON ;

2°) Le vote NON échappe aux partis politiques ;

3°) Le vote NON est d'abord une réaction nationale, une affirmation de notre identité.

1972 – 1992 – 2005 : la montée continue et puissante du vote NON

En 1972 le refus de l'élargissement de l'"Europe des Six" ne rassemble que 5 millions d'électeurs, car des millions de Français se sont abstenus ou ont voté blanc.

En 1992 les NON sont 12,6 millions et, à une prostate près, auraient pu l'emporter.

En 2005 le NON gagne avec 15,5 millions de voix distançant de près de 3 millions les partisans du oui.

Il s'agit bien d'une progression constante, qui ne doit rien au hasard d'une élection mais qui s'appuie au contraire sur les réactions, diverses certes mais profondes d'un peuple qui refuse de disparaître.

 

Un vote NON qui échappe aux partis politiques

Le vote NON, désormais majoritaire, est un désaveu des partis de "gouvernement"

( UMP, PS, UDF ). Près de la moitié des électeurs de ces partis ont voté NON. Mais de même et en sens inverse les formations, qui ont fait campagne pour le NON, rassemblent dans les autres élections moins de la moitié des électeurs du NON.

Il s'agit d'une donnée essentielle : des millions de Français refusent l'euro mondialisme mais votent aux élections habituelles pour des partis qui acceptent l'euro mondialisme.

Cette situation justifie les actions, même les plus modestes, qui ont pour but de concourir au nécessaire sursaut de l'Europe et de ses nations. Le Comité du Non Français (CNF) a pour objet, seul ou en concertation, d'intervenir dans ce cadre.

 

Un NON enraciné dans l'identité française

Lors du référendum de Maastricht en 1992, le NON était un Non national, un Non souverainiste. Il en eb77ffdfeee1aaf8196adc8e0a405281.jpgest de même globalement en 2005 : on ne voit pas quelle alchimie aurait pu transformer le Non de 1992 en un Non de "Gauche". Mais pour procéder à l'analyse du vote du 29 mai 2005, il faut s'affranchir des classifications des politologues. Ces classifications sont totalement inadaptées pour étudier le refus des Français, refus qui échappent aux structures politiciennes. Prenons par exemple un agent des services publics qui vote "à gauche" aux élections "locales". Quand ce même agent refuse la Constitution du "MACHIN" de Bruxelles, s'agit-il d'une motivation de "gauche" – la défense du service public – ou d'une réaction "nationale" d'agents protégés jusqu'alors par la préférence nationale ( qui réserve la fonction publique aux citoyens français ).

De même les problèmes sociaux n'expliquent pas la victoire du NON. Il y avait en 1992 plus de chômeurs (11,1 %) qu'en 2005 (10 %). L'immigration, en général, et l'entrée de la Turquie, en particulier, constituent le premier motif du NON pour 31 % des personnes interrogées et cette proportion atteint un niveau record de 55 % chez les électeurs et les électrices proches de la Droite.

Pour conclure nous laisserons la parole à Pierre NORA :

" il y a une dimension identitaire, un non dit national qui constitue un élément sans doute très important d'explication du vote du 29 mai… parmi les partisans du NON, les motivations nationales arrivent en tête"

2007 est une année électorale où chacun se déterminera en fonction de ses préférences personnelles. Le Comité du Non Français (CNF) situe son action avant ces campagnes et après car il faudra faire respecter la volonté populaire exprimée le 29 mai.

 

Note à télécharger : CNF note courte.pdf